Aujourd'hui, je réalise pleinement l'envergure de ma chance. Aujourd'hui se démarque complètement, comme le seront probablement les deux prochains jours encore, parce que j'ai passé la matinée (de 9h à 17h) dans un des meilleurs restaurant au monde et que j'y retourne demain et après-demain. El Celler de Can Roca a été classé 4e meilleur restaurant au monde selon San Pellegrino, après Noma, El Bulli et The Fat Duck. Ce sont les trois frères Roca qui orchestrent ce restaurant ayant chacun leur spécialité: sommellerie, cuisine et pâtisserie, trois frères doués de génie, mais sans aucune trace d'arrogance. Tout ce que j'ai vu aujourd'hui était magnifique, tout ce que j'ai goûté était excellent, et l'ensemble était d'une originalité rare.
Ici pour accompagner l'apéritif, on vous amène un bonsaï d'olivier duquel pendent des olives caramélisées, un filet de pêche sur lequel repose quelques fritures de poisson d'algue et de riz, et des croustillants de sésame grillé glissés dans une pierre. Au dessert, on travaille avec du sucre soufflé, des billes de crème glacée faites à l'azote liquide et des mariages de saveurs qui viennent de la science de la parfumerie.
J'étais en pâtisserie aujourd'hui, demain je serai au salé.
Et pour ne pas oublier qu'il y avait hier... J'ai rencontré un producteur artisanal et écologique de riz. Ils sont seulement deux dans toute la Catalogne à faire sécher le riz à l'air libre et au soleil. Normalement ça se fait au séchoir et à la chaleur. Ce producteur utilise aussi la farine de riz issue du processus de préparation du riz pour en faire un ferment qu'il répand sur son territoire comme engrais. Ça fonctionne très bien et les levures du ferment rendent plus difficile la colonisation par des parasites. Ingénieux!
dijous, 28 d’octubre del 2010
dilluns, 25 d’octubre del 2010
Alìcia, fin, et tourisme, enfin.
Quelques mots pour résumer les derniers jours.
Mercredi dernier, à la fondation Alìcia toujours, j'ai préparé,un repas traditionnel québécois (on m'a demandé canadien, mais bon...) pour les 20 chercheurs, directeurs et étudiants du centre. Si vous avez des suggestion pour la prochaine fois qu'on me le demandera, n'hésitez pas, mais pour le moment, les seules idées qui me viennent systématiquement en tête sont la poutine et le pâté chinois. J'ai opté pour le deuxième, encore une fois (j'en avais fait à mon équipe de travail cet été en France). Je n'oserais pas vraiment servir de la poutine à un groupe de 20 chercheurs incluant plusieurs nutritionnistes... J'ai ajouté au tableau une salade de chou traditionnelle maison. Un franc succès. (NB, la poutine est un plat typique du fast food québécois: frites, fromage chédar et sauce "gravy", la salade de chou est aussi connue sous le nom de coleslaw)
En après-midi, avec un collègue du nom de Borja, nous avons mis en place les ingrédients, plats et ustensiles utiles pour un tournage du lendemain.
Jeudi, donc, tournage. Je ne pense pas trop être passé devant la caméra, je ne sais pas quelles images ils prendront, mais je crois que mes mains seront probablement plus dans le feu de l'action que moi-même, tant mieux! Bref, j'ai désossé un poulet, paré un filet de boeuf, épluché une patate et fait un chocolat chaud avec une caméra parfois à 50cm de mes mains.
Vendredi matin: santé défaillante. Fin de journée: Barcelone et retrouvailles avec les parents. Soirée: manger dans un excellent restaurant de Barcelone: Alkimia. Ce n'est pas trop loin de la Sagrada Familia, ça vise la perfection et ça l'atteint souvent. Simplicité, recherche et bon goût.
Samedi et dimanche étaient donc deux jours de congé passés entièrement avec la présence parentale. Samedi, maman et moi nous sommes intéressées à Gaudì. Pendant que papa flirtait avec son grand amour: la mer et les bateaux, nous avons visité la maison Batllò et la Sagrada Familia. J'ai adoré et je reste entièrement fascinée et éblouie par l'oeuvre de cet architecte. Je voudrais bien tenter de faire un clin d'oeil à l'oeuvre de Gaudì dans un plat d'ailleurs...
Samedi soir: excellents tapas à Lolita, anciennement Inopia alors restaurant de l'autre Adrià, Albert de son prénom. Ai-je dit que c'était excellent?
Dimanche, départ pour l'Escala, escale à El Moli pour dîner. La majorité du repas était super bonne. On sent bien la recherche du bon produits.
Dimanche après-midi: marche dans une température incroyablement agréable, sous un soleil doux et sans vent. La mer était particulièrement invitante même si je n'y ai pas cédé.
Un appel de Pep m'a annoncé que aujourd'hui, lundi, serait encore congé parce qu'il n'avait pas réussit à rejoindre les pêcheurs avec lesquels nous devions partir.
Aujourd'hui: vents violents du nord, tramontane, froid, soleil éblouissant.
Vu le congé forcé nous avons continués le tourisme en allant à Cadaquès, petite ville portuaire blanche et bleue, tout-à-fait isolée par la montagne et la mer. Il semblerait que Picasso y a résidé plusieurs années et que Dali l'a protégé contre les promoteurs touristiques. Bref, c'est très joli et agréable, et un lundi de fin octobre, ce n'est vraiment pas trop bondé de touristes!
Cet après-midi, nous avons visités les ruines d'Empuries, ces magnifiques ruines qui bordent le passage de chez moi à l'Escala, mais que je n'avais jamais visité jusqu'à aujourd'hui. Une ville qui date de ~700avant J-C, qui a vu les Phéniciens, Grecs et Romains et qui est là comme témoin du développement antique de la péninsule ibérique. Très intéressant, il reste beaucoup de travail pour les archéologues par ici. Ça fait plus de 100 ans que les fouilles ont commencées et il resterait plus de 25% du travail à faire. (C'est d'ailleurs l'histoire de ces fouilles qui explique la construction de ma maison.)
Ce soir, nouvel appel de Pep: trop de vent, nous ne pourront pas aller à la pêche, et l'activité de plan B tombe aussi à l'eau parce que l'entreprise de Cava, champagne local, ne peut pas nous recevoir. Donc, demain congé et tourisme encore, nous irons donc à Girone. Petit arrière goût de déception dans la Casa Forestal, nous nous faisions une fête d'aller pêcher père-fille, ou au moins d'aller se consoler en buvant des bulles.
| Laboratoire culinaire de la fondation Alìcia |
En après-midi, avec un collègue du nom de Borja, nous avons mis en place les ingrédients, plats et ustensiles utiles pour un tournage du lendemain.
Jeudi, donc, tournage. Je ne pense pas trop être passé devant la caméra, je ne sais pas quelles images ils prendront, mais je crois que mes mains seront probablement plus dans le feu de l'action que moi-même, tant mieux! Bref, j'ai désossé un poulet, paré un filet de boeuf, épluché une patate et fait un chocolat chaud avec une caméra parfois à 50cm de mes mains.
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| Sacrada familia |
Samedi et dimanche étaient donc deux jours de congé passés entièrement avec la présence parentale. Samedi, maman et moi nous sommes intéressées à Gaudì. Pendant que papa flirtait avec son grand amour: la mer et les bateaux, nous avons visité la maison Batllò et la Sagrada Familia. J'ai adoré et je reste entièrement fascinée et éblouie par l'oeuvre de cet architecte. Je voudrais bien tenter de faire un clin d'oeil à l'oeuvre de Gaudì dans un plat d'ailleurs...
Samedi soir: excellents tapas à Lolita, anciennement Inopia alors restaurant de l'autre Adrià, Albert de son prénom. Ai-je dit que c'était excellent?
Dimanche, départ pour l'Escala, escale à El Moli pour dîner. La majorité du repas était super bonne. On sent bien la recherche du bon produits.
Dimanche après-midi: marche dans une température incroyablement agréable, sous un soleil doux et sans vent. La mer était particulièrement invitante même si je n'y ai pas cédé.
Un appel de Pep m'a annoncé que aujourd'hui, lundi, serait encore congé parce qu'il n'avait pas réussit à rejoindre les pêcheurs avec lesquels nous devions partir.
| rue de Cadaques |
Vu le congé forcé nous avons continués le tourisme en allant à Cadaquès, petite ville portuaire blanche et bleue, tout-à-fait isolée par la montagne et la mer. Il semblerait que Picasso y a résidé plusieurs années et que Dali l'a protégé contre les promoteurs touristiques. Bref, c'est très joli et agréable, et un lundi de fin octobre, ce n'est vraiment pas trop bondé de touristes!
Cet après-midi, nous avons visités les ruines d'Empuries, ces magnifiques ruines qui bordent le passage de chez moi à l'Escala, mais que je n'avais jamais visité jusqu'à aujourd'hui. Une ville qui date de ~700avant J-C, qui a vu les Phéniciens, Grecs et Romains et qui est là comme témoin du développement antique de la péninsule ibérique. Très intéressant, il reste beaucoup de travail pour les archéologues par ici. Ça fait plus de 100 ans que les fouilles ont commencées et il resterait plus de 25% du travail à faire. (C'est d'ailleurs l'histoire de ces fouilles qui explique la construction de ma maison.)
Ce soir, nouvel appel de Pep: trop de vent, nous ne pourront pas aller à la pêche, et l'activité de plan B tombe aussi à l'eau parce que l'entreprise de Cava, champagne local, ne peut pas nous recevoir. Donc, demain congé et tourisme encore, nous irons donc à Girone. Petit arrière goût de déception dans la Casa Forestal, nous nous faisions une fête d'aller pêcher père-fille, ou au moins d'aller se consoler en buvant des bulles.
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